Un déséquilibre de recours aux soins aux conséquences documentées
La santé mentale masculine constitue l’un des angles morts les plus persistants de la politique de santé en France. Si ce sujet gagne progressivement en visibilité dans le débat public, les hommes restent moins enclins à entreprendre une démarche de consultation. Les femmes consultent en moyenne deux fois plus souvent un psychologue que les hommes, et les hommes représentent environ 75 % des décès par suicide en France chaque année, selon les données de Santé publique France. Ce contraste entre la prévalence de la souffrance et la rareté du recours aux soins est au cœur d’un récent article de BuzzWebzine qui examine comment des plateformes comme BetterHelp peuvent contribuer à réduire cet écart, en proposant un format d’accès au soutien psychologique qui lève plusieurs des obstacles les plus courants.
Les freins concrets : de la stigmatisation à la logistique
L’article de BuzzWebzine identifie plusieurs catégories d’obstacles qui empêchent les hommes de consulter. Les freins culturels d’abord : la valorisation de l’autonomie émotionnelle, la norme de résistance à la vulnérabilité et l’image d’un accompagnement psychologique réservé aux femmes ou aux situations de crise grave. Les freins pratiques ensuite : prise de rendez-vous visible, déplacement, salle d’attente, créneau fixe incompatible avec un emploi du temps chargé. BetterHelp adresse directement ces deux catégories d’obstacles : le format entièrement en ligne permet de consulter dans un cadre plus discret, qui peut faciliter la démarche pour certains utilisateurs, tandis que la flexibilité des créneaux et des modes de communication, vidéo, téléphone ou messages écrits, s’adapte aux contraintes de chaque utilisateur. Pierre Valentin, Country Manager de BetterHelp France, a formulé ce positionnement dans un entretien accordé à Influencia : la plateforme n’a pas vocation à remplacer les soins psychiatriques, mais à occuper un espace intermédiaire accessible avant que la souffrance n’atteigne un seuil critique.
La messagerie écrite : un format particulièrement adapté aux hommes
L’article de BuzzWebzine met en avant un aspect souvent négligé dans l’analyse des outils numériques de soutien psychologique : la possibilité d’interagir avec son thérapeute par messages écrits. Ce format, qui permet d’envoyer un message entre deux réunions ou en fin de journée et de recevoir une réponse réfléchie dès que le thérapeute est disponible, est particulièrement adapté aux hommes dont le mode d’expression émotionnelle passe plus naturellement par l’écrit que par la parole. La messagerie asynchrone crée aussi une continuité de soutien entre les séances formelles, permettant de noter une pensée ou de poser une question sans avoir à attendre le prochain créneau disponible. Selon un rapport interne de BetterHelp, 98 % des utilisateurs en France ont été mis en relation avec un professionnel correspondant à leurs préférences déclarées (septembre 2025). L’Infodrome avait déjà souligné cette capacité d’adaptation du format numérique dans son analyse sur l’épuisement professionnel et l’accès au soutien psychologique en France.
40 % des utilisateurs français n’ont jamais été en thérapie avant
L’un des indicateurs les plus éclairants cités dans l’article de BuzzWebzine est celui-ci : selon un rapport interne de BetterHelp, 40 % des membres en France entament un accompagnement psychologique pour la toute première fois via la plateforme. Ce chiffre suggère que le format numérique parvient à toucher des personnes, et parmi elles, de nombreux hommes, qui n’auraient pas consulté dans un cadre traditionnel. Parmi les situations les plus fréquemment évoquées par les hommes qui s’orientent vers BetterHelp figurent le stress professionnel intense, les difficultés relationnelles au sein du couple ou de la famille, les transitions de vie complexes et le sentiment diffus de ne plus trouver de sens dans les activités quotidiennes. Psy EV note que ce profil d’utilisateur, celui qui franchit le premier pas via une plateforme numérique, représente l’un des groupes cibles les plus significatifs pour l’évolution de l’accès aux soins psychologiques en France.
